La fenêtre d’Overton

Par Maxence Bois, étudiant en philosophie

Je regarde par la fenêtre un campement d’itinérant.e.s
Il se fait démanteler pour leur sécurité
Les refuges se font définancer pour baisser les impôts
Les banques alimentaires, elles, pour rembourser la dette

Ô Overton, quand retireras-tu leurs œillères à mon peuple?
Quand entendrons-nous les bombes qui pleuvent sur Gaza?
Quand sentirons-nous que la planète brûle sous notre air climatisé?
Quand goûterons-nous la honte infligée aux travailleur.euse.s essentiel.le.s ne pouvant plus se loger?
Quand verrons-nous que la dette envers les banques compte moins que celle envers la société?

Quand comprendrons-nous que croissance infinie ne peut rimer avec ressources limitées?
Qu’un milliard peut nourrir des millions
Qu’une ballade en jet privé tue nos enfants
Que l’argent ne se mange pas, mais que les propriétaires, oui?

Si laisser mourir c’est tuer
Alors l’Occident a du sang sur les mains
Du pain sur la planche
Et la langue dans sa poche

Camarade, lève-toi!
Sauve tes parents des CHSLD croulants
Sauve tes frères des meurtriers en uniformes
Sauve tes sœurs de la maternité forcée
Sauve tes voisins de l’éviction
Sauve tes enfants de la fin du monde

Pis sauve-toi en même temps du désespoir

La fenêtre d’Overton est un concept faisant référence aux limites de l’acceptabilité sociale, fluctuant plus vers la gauche ou la droite politique avec le temps. C’est ce qui détermine quelles idées ou pratiques sont « radicales ».